LE RÔLE DES ÉCOLES FACE AU PHÉNOMÈNE DE L’INTIMIDATION
Un programme de prévention et de lutte contre l’intimidation devrait comporter les points suivants :
· Sensibilisation et engagement des adultes à l’égard des actions et des comportements des intimidateurs et pour aider les victimes;
· Questionnaire d’évaluation des problèmes reliés à l’intimidation au tout début de la mise en place du programme;
· Journée conférence tenue à l’école, entièrement consacrée au phénomène de l’intimidation;
· Supervision plus accrue et plus efficace, par des adultes, durant les pauses et lors des repas;
· Conséquences disciplinaires immédiates et uniformes contre les comportements agressifs;
· Distinctions favorables pour les élèves affichant une attitude positive par leur comportement serviable et pro-social;
· Développement et adhésion en classe, de règlements et sanctions contre l’intimidation;
· Réunions de classe pour parler du phénomène de l’intimidation;
· Interventions individuelles responsables ciblant les auteurs d’actes d’intimidation et les victimes;
· Importantes et judicieuses rencontres avec les parents des jeunes impliqués, autant les intimidateurs que les victimes;
· Rencontre du collectif parents/enseignants de l’école, dans le but précis de discuter du sujet de l’intimidation.
Référence : Olweus, expert norvégien dans le domaine de l’intervention en matière d’intimidation.
Olweus a également recommandé la tenue de quelques activités d’apprentissage coopératif à l’école, l’enseignement des aptitudes sociales et bonnes manières, la structuration d’un conseil d’enseignants et de gestionnaires chargé d’initier la mise en œuvre du programme.
Lors de la journée conférence à l’école, Olweus préconise la participation des enseignants, des gestionnaires, des parents, de quelques étudiants, en plus de la collaboration des autres intervenants de l’école dont, les psychologues, les infirmières et, autre personnel de soutien. Il suggère de remettre les lectures aux participants au préalable et de présenter une vidéo traitant du phénomène de l’intimidation. Devrait s’en suivre une discussion à propos de la nécessité d’établir des politiques et des mesures pour améliorer le climat de l’école. Le but premier de cette réunion est de sensibiliser et de susciter un engagement collectif afin de réduire le phénomène de l’intimidation à l’école. Malgré qu’il y ait encore un travail de recherche considérable à accomplir en la matière, notamment à l’égard des défis de la réalisation du projet, les éléments ci-haut mentionnés font partie des programmes de prévention de la violence les plus reconnus et adaptés qui soient.
Pepler and Craig (1993) offrent des recommandations utiles et supplémentaires. Ces dernières sont reconnues pour leurs importants travaux de recherche au sujet du phénomène de l’intimidation et de la violence en milieu scolaire. Ces deux docteures ont également pris part au processus d’évaluation, à la suite de la mise en place d’un programme de lutte à l’intimidation dans quatre établissements de la commission scolaire de Toronto. Ce programme était fondé sur le modèle norvégien d’Olweus. Pepler and Craig suggèrent une liste de mesures dont les suivantes :
· Développer un programme d’études favorisant la communication, l’amitié et l’affirmation de soi;
· Améliorer la communication entre les gestionnaires de l’école, les enseignants, les parents et les élèves;
· Accorder une précieuse attention à toute question et préoccupation au sujet du phénomène de l’intimidation, soulevées par les élèves, les parents et le personnel de l’école;
· Éviter les stéréotypes sexuels; (Par exemple, les garçons doivent être forts et rudes)
· Éviter de mettre l’emphase sur la compétitivité à l’école;
· Contribuer à diminuer les souffrances des enfants victimes et déterminer les listes de participants pour les inclure et les faire participer dans les activités de groupe.
|